Serj Tankian – Elect the Dead Symphony

Cet article est tiré d’un post que j’ai publié sur le forum de l’Originale dans le cadre du jeu Vis ma vie de Fan.

Qui c’est ? Serj Tankian

C’est quoi ?  « Elect the Dead Symphony » , l’adaptation symphonique de son premier album

De quand ça date ? 2010

J’adore Serj Tankian, sa voix et son éclectisme. Comme beaucoup de monde je pense, je l’ai découvert en tant que chanteur de System of a Down, un groupe qui m’a marqué lors de ma découverte progressive du metal grâce à son alternance de passages bien bourrins et d’autres très mélodiques.
Outre SOAD, je me suis depuis intéressé au travail de Tankian sur un album de Buckethead en tant que producteur et j’ai eu la surprise de l’entendre sur un titre de Rita Mitsouko. On ne peut donc pas dire que ce monsieur se ferme des portes.
.
Quoi ? Ça ne suffit pas ? Et avec une symphonie, c’est bon ?
 .
Tout content d’avoir sorti son premier album en solo Elect the Dead (que je n’ai pas encore écouté) en 2007, Serj s’est dit qu’il allait en proposer une version symphonique avec à ses côtés l’orchestre symphonique d’Auckland.
.
Cela se concrétise en 2010 avec la sortie d’Elect the Dead Symphony dans lequel Tankian est seulement accompagné… de 70 musiciens. Mais pas de guitare électrique, pas de batterie, pas de groupe.
L’œuvre commence avec Feed Us. Ce titre donne un très bon aperçu de l’album en exposant sur 7 minutes l’accord entre la voix virtuose de Serj Tankian et la puissance de l’orchestre symphonique.
 .
 .
Cette harmonie magnifie le chant comme le montrent les titres Sky is over, Lie Lie Lie et peu plus loin Gate 21 qui me laissent pantois : les capacités vocales de Tankian sont proprement incroyables.
 .
 .
 .
On pourrait penser que l’adaptation de titres écrits en premier lieu pour une formation rock en titres symphoniques s’accompagnerait d’une perte d’énergie. Il n’en est rien : la puissance d’un orchestre symphonique différant énormément de celle d’une grosse distorsion, donnant l’impression de deux titres différents.
.
 .

.

Toutefois le manque de percussions me manque un peu (pathologie de batteur). J’aimerai tellement entendre la puissance de cette orchestration soulignée par une batterie ou des percussions plus présentes. Mais je conçois que l’œuvre y perdrait en lyrisme et c’est en partie ce qui fait son charme.
 .
Une petite mention spéciale à Beethoven’s Cunt qui en plus d’avoir un nom génial peut se vanter d’être un morceau magnifique. Un peu comme tous les autres.
J’écoute (trop) peu de symphonies ; que @Le conservateur m’ait forcé l’écoute celle-ci changera peut-être cet état de fait. J’ai en effet passé un très bon moment à chaque écoute, confirmant ce que je pensais de Serj Tankian : ce touche-à-tout est Midas. Ce qu’il fait brille de talent.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :